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Burkina/Scrutin présidentiel et législatif : que la compétition soit saine !

Demain samedi 31 octobre 2020, s’ouvre officiellement, sur toute l’étendue du territoire burkinabè, la campagne électorale pour la conquête du fauteuil présidentiel et des sièges de députés à l’Assemblée nationale.

Pour la présidentielle, ce sont 13 candidats qui proposeront leur projet de société au peuple burkinabè. Grâce à une volonté de l’ensemble de la classe politique burkinabè, les élections dont le report avait été posé entre-temps, vont se tenir à la date indiquée, c’est-à-dire le 22 novembre 2020.

A cause de la situation sécuritaire sans précédent que le pays a connue, ces quatre dernières années et ses conséquences dont un nombre important de personnes déplacées internes, la question de la tenue effective des consultations électorales  a préoccupé et les acteurs politiques et les citoyens.

C’est dire que c’est dans un contexte particulier que le Burkina Faso organise ce double scrutin. Cette situation oblige, une fois de plus, tous les candidats et partis politiques à œuvrer à ce que la campagne électorale se déroule dans un climat apaisé et consensuel.

La conquête de l’électorat ne devrait pas tourner à un pugilat verbal dans lequel certains seraient tentés d’exploiter intentionnellement des situations en leur faveur. L’insécurité et le terrorisme ont quelque peu, ébranlé la cohésion sociale. C’est pourquoi les messages qui seront adressés aux potentiels électeurs doivent prendre en compte la nécessité de préserver le vivre-ensemble.

Ce qui doit compter dans cette campagne électorale, c’est d’abord et avant tout, le Burkina Faso. Les élections qui ne sont qu’une parenthèse dans la vie d’une nation ne doivent pas servir d’alibi à des politiques pour convoquer des polémiques stériles.

En toute responsabilité, tous les challengers devront convaincre les populations de la pertinence de leur programme politique et non dénigrer les autres. L’esprit du pacte de bonne conduite que les partis politiques et candidats viennent de signer, en début de semaine, doit se refléter, non seulement dans les propos, mais aussi dans les actes qui seront posés, au cours de cette période d’ébullition sociale.

Vouloir prétendre à des postes de responsabilité, c’est d’abord incarner des valeurs de patriotisme et d’engagement au service de l’intérêt général. La compétition qui s’annonce devrait privilégier le respect mutuel entre les candidats, puisque tous luttent pour le même idéal qui est de bâtir un Burkina Faso uni et prospère.

Privilégier des discours qui prônent le vivre-ensemble et l’unité nationale devrait être le leitmotiv de la classe politique, toutes tendances confondues, en ces moments. La fièvre de la campagne électorale devrait être gérée avec pondération, dans un esprit de saine compétition.

C’est dans cette posture honorable que les hommes politiques pourront convaincre l’opinion que ce qui est prioritaire, c’est le Burkina Faso. Des élections apaisées et acceptées par tous permettront au pays des Hommes intègres de mieux affronter les défis du développement socioéconomique.

La Rédaction

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