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Lutte contre l’insécurité : la mue dangereuse des terroristes

Face à l’offensive des Forces de défense et de sécurité (FDS), les forces du mal sont en train d’opérer une mue dangereuse. Isoler littéralement les régions du Sahel, du Centre-Nord et de l’Est de la capitale, Ouagadougou, à travers le dynamitage des ponts.

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2022, deux ponts ont été dynamités dans la région du Centre-Nord, un sur l’axe Kongoussi-Bourzanga et un autre dans la localité de Naré sur l’axe Kaya-Dori. Sur la même lancée, la pieuvre terroriste s’adonne également à des attaques à main armée sur l’axe Ouaga-Bobo, ces temps-ci.

Il est évident que même si l’éclaircie tarde à poindre véritablement sur le plan sécuritaire, les groupes terroristes sont, quelque part, acculés, d’où cette réadaptation de leur mode opératoire. Ils voudraient s’isoler et pouvoir orienter aisément leur trafic de bétail et de biens volés aux populations qu’ils ont chassées de leurs villages, en direction de certaines localités du Mali comme Mondoro, Boni, Mopti…

Cette nouvelle méthode qui consiste à dynamiter les ponts participe également à poser des difficultés de ravitaillement des autres localités du Burkina. La création de zones d’intérêt militaire au Sahel et à l’Est a quelque peu aussi bouleversé les plans des groupes terroristes qui cherchent à tout prix, à perpétuer la logique du chaos.

Que faire dans ce cas de figure à quelques jours du premier bilan du lieutenant-colonel Damiba, des différentes actions initiées jusque-là, pour contrer la menace terroriste ? Il faut impérativement développer de nouveaux réflexes, à tout le moins revisiter la stratégie de l’offensive en cours. La grande muette doit imaginer, faire du brainstorming pour étouffer cette mue suicidaire des terroristes.

En plus de ce qui est déjà fait en termes d’offensive, la réflexion doit être permanente pour apporter l’appui nécessaire aux FDS. C’est l’occasion pour tous les compartiments de la société burkinabè de mettre en branle toutes les initiatives à même de contribuer à arrêter cette logique de désarticulation du Burkina.

Partis politiques, société civile, chercheurs, think tanks devraient un tant soit peu, se faire une raison pour sauver le Burkina. Ce n’est véritablement pas l’heure des justifications aux relents d’autosatisfaction ou des appels à une transition civile.

Les vrais patriotes, soucieux de l’avenir du pays, devraient taire leur ego aveugle et leurs petits calculs, pour formuler des propositions à même d’aider à sortir de cette zone de turbulences qui bouleverse toutes les certitudes.

Tout le monde est suffisamment édifié sur les statistiques liées au péril sécuritaire. Il serait inopportun de se braquer sur les manquements des uns et des autres pour se faire bonne conscience.

Ce n’est pas dans le déni patent de nos responsabilités individuelles et collectives et l’exaltation de soi que le Burkina vaincra ces hordes de barbares aveuglés dans leur projet nihiliste. C’est un effort au-delà de nos considérations de chapelle qui est attendu de chacun où qu’il soit.

Que chacun sache descendre de son piédestal de l’estime de soi pour s’approprier le malheur commun. Nous ne cesserons de le répéter, nul n’aura la paix du cœur tant que ces terroristes continueront à écumer le pays de leur morve mortifère.

Donc, ne capitulons pas devant les appréciations manichéennes qui sont le reflet de nos petits sentiments. La grandeur d’un pays se mesure à la capacité de ses fils et filles à fédérer leurs énergies face aux épreuves. Inutile de rappeler qu’il ne saurait y avoir de héros solitaire devant l’ampleur de cette crise.

Ahmadou Bayala/OuagaNews

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