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Burkina/Education nationale : le SYNAPEC exige l’annulation des examens professionnels discriminatoires

Le Syndicat national des professeurs d’école (SYNAPEC) a tenu ce samedi 22 octobre 2022, une conférence de presse à Ouagadougou. Cette rencontre est en rapport avec leur mois de sit-in décrété depuis le 11 octobre 2022, afin d’astreindre l’Etat d’annuler les examens professionnels discriminatoires et le reversement automatique et sans condition de tous les instituteurs adjoints certifiés et instituteurs certifiés.

Exiger à l’Etat d’annuler les examens professionnels discriminatoires et le reversement automatique et sans condition de tous les instituteurs adjoints certifiés et des instituteurs certifiés du Burkina Faso, respectivement les catégories B1 et A3, c’est ce qui a valu la sortie médiatique du SYNAPEC, ce samedi 22 octobre 2022.  A cet effet, un sit-in d’un mois, est observé par les militants et militantes du SYNAPEC, depuis le 11 octobre 2022, pour prendre fin le 11 novembre. Ce sit-in relève du fait que selon eux, le secrétaire général du Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN) semble avoir l’intention d’attiser la flamme au sein de leur ministère de tutelle au lieu de créer un cadre d’un dialogue franc.

En expliquant la raison de leur sortie, le secrétaire général du SYNAPEC Adama Dabilgou s’est exprimé en ces termes : « Nous, nous disons non, parce que personne n’a écrit le concours à notre place pour faire de nos carrières, un sujet de contrat. Raison pour laquelle nous avons engagé des actions, depuis le 30 juillet 2022. Jusqu’à nos jours, nous sommes toujours dans des actions pour dénoncer. »

Et de s’indigner du fait qu’au niveau du Ministère de la santé, les examens professionnels sont composés sans aucune condition d’âge limite par rapport aux leurs.

Le SYNAPEC rappelle qu’en dehors de leur sit-in d’un mois de 7h 30 à 10h, sur toute l’étendue du territoire, toutes les évaluations et données administratives et/ou pédagogiques ne doivent être traitées, encore moins transmises par qui que ce soit.

Le syndicat lance donc un appel aux nouvelles autorités d’interpeller le secrétaire général du MENAPLN afin qu’il puisse ouvrir un dialogue avec le SYNAPEC. Et aussi comme doléance, de suspendre les examens au compte de leur ministère qui commencent le 24 octobre 2022, pour que le Syndicat et ses sympathisants trouvent des mesures palliatives à la situation actuelle que vit leur ministère.

Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

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