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Burkina/Santé mentale des femmes : l’association SPS/TLT plaide pour les personnes atteintes de cette maladie

L’association Sœur pour sœur/Tond laa Taaba (SPS/TLT) a procédé à la restitution des résultats des collectes des données sur les difficultés en matière de prise en charge des personnes souffrant de maladies mentales, plus particulièrement la prise en charge des femmes et filles. Cet atelier a eu lieu ce vendredi 20 octobre 2023, à Ouagadougou.

La santé mentale est une maladie qui touche bon nombre de personnes. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en 2019, une personne sur huit dans le monde, soit 970 millions de personnes, présentait un trouble mental. Le Burkina Faso, tout comme de nombreux autres pays, fait face à des défis majeurs en matière de santé mentale.  Par contre, la prise en charge est une difficulté que rencontrent ces personnes malades, particulièrement les femmes et filles.

L’association SPS/TLT qui œuvre à renforcer les capacités des OSC à intervenir dans le domaine de la santé mentale pour une meilleure prise en charge des filles et femmes souffrant de maladies mentales (FFMM), a fait une collecte de données sur l’accès aux médicaments et soins des filles et femmes malades mentales. Car la vision de l’association, c’est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et à la dignité des filles et des femmes souffrant de maladies mentales.

« Nous avons initié cette collecte pour avoir des réponses en lien avec le coût élevé des produits utilisés dans les soins de troubles mentaux. C’est une préoccupation qui revient très couramment chez les acteurs de la prise en charge communautaire qui ont en leur responsabilité les femmes et jeunes filles qui souffrent de maladies mentales. Nous avons ainsi initié cette collecte pour avoir des recommandations, des orientations et des résultats. Comment faire pour que le coût élevé, même s’il ne peut pas être gratuit puisse connaître une amélioration du coût. », a laissé entendre Julienne Zongo, présidente de l’association SPS/TLT

En effet, selon cette étude, il se révèle que dans les structures sanitaires qui sont dans la prise en charge de ces malades visitées, il manque pratiquement de tout.   Et Mamadou Ouattara, consultant associé/RAME Ouaga, de dire qu’au niveau des ressources humaines, il y a une insuffisance criante à ce niveau, car il manque de personnel qualifié et les affectifs sont insuffisants. Également au niveau des infrastructures dans la plupart des hôpitaux visités, il manque de salles pour les consultations de ces personnes et un manque de matériels médicaux techniques.  Et de l’étude, il ressort un taux de décès élevé de ces personnes.

« Pour ce qui est des femmes et des filles, il faut reconnaître que cette fange est encore plus victime. Parce qu’il n’y a pas de disposition spécifique qui tient compte de leur spécificité. Ces patientes qui ont besoin d’articles d’hygiène et qui ont souvent même des enfants, sont la plupart du temps marginalisées et ne sont pas prises en compte. Ce qui aggrave encore leur situation. Ce qui fait que beaucoup de femmes atteintes de maladies mentales errent dans les rues. 

La société en général, est interpellée pour qu’on puisse davantage se pencher sur le cas de cette fange vulnérable.  A l’image d’autres maladies, il faut qu’il y ait un ancrage institutionnel suffisant au niveau de santé mentale.  On peut par exemple élaborer une politique nationale de la santé mentale. Par exemple mettre en place un programme national de santé mentale, mener des actions pour diminuer le coût des produits », a-t-il expliqué.

Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

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