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Maintien des sanctions de la CEDEAO contre le Mali : il faut impérativement trouver un compromis

La CEDEAO « décide de maintenir les sanctions imposées le 9 janvier 2022 », selon le communiqué final du sommet extraodinaire du vendredi 25 mars. Le statu quo demeure pour le pays de Modibo  Keïta. Les frontières restent toujours fermées et le pays sous embargo.

En clair, le refus du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, de se rendre à Accra au Ghana y est pour quelque chose dans le maintien des sanctions. S’il avait accepté d’honorer l’invitation de l’institution sous-régionale, les lignes auraient peut-être bougé dans le sens de la levée totale ou partielle des sanctions. Une fois de plus, le lit des incompréhensions se creuse davantage entre la CEDEAO et le Mali. Le peuple malien devra prendre encore son mal en patience en croulant sous le poids d’un embargo asphyxiant.

Combien de temps faudra-t-il attendre pour que les nuages se dissipent entre l’instance sous-régionale et le Mali ? Bien malin qui pourra y répondre.  Toutefois, il faut se garder de désespérer. Au-delà du Mali,  le maintien des sanctions est préjudiciable à l’économie de bon nombre de pays de la sous-région. Ce blocus, il va falloir tôt ou tard le lever afin de permettre au Mali de renouer avec l’ordre constitutionnel dans des délais raisonnables.

C’est le peuple malien qui subit de plein fouet les affres des sanctions. Et cela n’est à l’avantage de personne. Ni  des autorités maliennes encore moins de la CEDEAO. Il appartient donc au colonel Goïta de prendre la résolution de dialoguer sincèrement avec l’institution sous-régionale, afin de trouver le compromis essentiel au chronogramme de la Transition. Il faut absolument sortir de ce qui ressemble à une impasse suicidaire.

Quelle que soit la complexité du problème malien, il y a lieu de se convaincre que c’est par des négociations dépassionnées que le dénouement viendra. Vivement que le bon sens prévale pour que le Mali sorte de cette situation inconfortable. Avec un peu de volonté, l’éclaircie viendra un jour ou l’autre. Et il faut s’en convaincre !

Ahmadou Bayala/OuagaNews

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